C'est parti pour "For Girls in Science"

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Le nouveau Programme de la Fondation L’Oréal pour encourager les vocations scientifiques au féminin

 

Depuis seize ans déjà, la Fondation L’Oréal est massivement investie dans la promotion de la science au féminin.

 

Le blog EVE a déjà eu l’occasion de vous parler des Prix Fondation L’Oréal-UNESCO for Women in Science qui ont déjà primé plus de 80 scientifiques d’envergure internationale et accordé près de 2000 bourses à des chercheuses d’avenir. Nous avons aussi salué il y a quelques mois la naissance du blog DiscovHer, média on-line d’une remarquable qualité éditoriale dédié à toute l’actu de la science au féminin à travers le monde. Et il y a seulement quelques jours, nous vous faisions part du très ingénieux partenariat de la Fondation L’Oréal avec Wikimedia France et Universcience pour favoriser la visibilité des femmes scientifiques de toutes époques et contribuer ainsi à l’élargissement du panel des rôles-modèles susceptibles d’encourager des vocations scientifiques chez les jeunes femmes…

 

Mais ce n’est pas fini : la Fondation L’Oréal enrichit encore le corpus de ses ambitieuses actions pour les femmes et la science en lançant un nouveau dispositif de promotion des vocations scientifiques spécifiquement tourné vers les lycéennes. Le lancement du Programme Pour les Filles et la Science, c’était jeudi dernier au Palais de Tokyo.

La rédaction du blog EVE y était et vous raconte.

 

 

 « Nous avons la conviction forte que le monde a besoin de science et que la science a besoin des femmes« 

« Nous avons la conviction forte que le monde a besoin de science et que la science a besoin des femmes« .

C’est par cette annonce en forme de leitmotiv que Sara Ravella, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal, a ouvert la soirée de lancement du Programme Pour les Filles et la Science en présence de Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education, de François Weill, Recteur de l’Académie de Paris, d’une trentaine de boursières du Programme L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science et de plus d’une centaine de lycéennes.

 

 

« Choisir la science, un défi pour les filles« ?

L’assemblée comptait aussi un bel aréopage d’expert-es de diverses disciplines qui ont bientôt rejoint la scène le temps de deux passionnantes tables rondes.

La première, intitulée « Choisir la science, un défi pour les filles » réunissait Françoise Vouillot, chercheuse en psychologie de l’orientation, membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, et Natalie Pigard-Micault, historienne des sciences, responsable des Archives du Musée Curie.

Où il fut rappelé, outre les chiffres de l’inégale transformation des compétences en science en vocation pour les carrières scientifiques chez les filles et les garçons, l’importance de proposer des rôles-modèles inspirants et accessibles pour valoriser la perception des femmes scientifiques dans les esprits des plus (et moins) jeunes. Rendre visibles les femmes qui ont participé aux plus grandes découvertes scientifiques est bel et bien indispensable pour stimuler des vocations…

Mais gare à ne pas héroïser jusqu’à les désincarner ces femmes que l’on présente trop souvent « comme des exceptions plutôt que comme des modèles » a souligné Natalie Pigard-Micault, évoquant le fameux « Complexe de Marie Curie« . Car à force d’être présentée en idéal déshumanisé, la « femme dont on dit qu’elle se sacrifie à la science » (quand il faut rappeler « qu’une femme de science ne se sacrifie pas, mais fait avant tout ce qu’elle aime, ce qui la passionne« ) devient parfois une figure d’intimidation contribuant paradoxalement au découragement de l’identification.

 

 

La science, une discipline créative, joyeusement porteuse des valeurs de liberté, de curiosité et de partage

Après Françoise Vouillot et Natalie Pigeard-Micault, ce sont trois passionné-es de science appliquée qui ont pris place à la tribune : François Taddéi, directeur du centre de Recherches Interdisciplinaires de Paris, François Pachet, directeur de recherche au Sony Computer Centre Laboratory et Naziha Mestaoui, architecte et artiste, fondatrice d’Electronic Shadows.

Ensemble, ils ont démontré par l’exemple que la science est par nature une discipline créative, joyeusement porteuse des valeurs de liberté et de curiosité, fondamentalement tournée vers le plaisir de comprendre et le bonheur de partager.

En appelant à la création et la préservation d’ « environnements socratiques » dans lesquels le questionnement serait la première source de richesse collective, ces expert-es de l’enthousiasme autant que de la science ont littéralement galvanisé le public.

 

 

Non, il n’est pas nécessaire de se déguiser en geek pour être un-e grand-e scientifique ; oui on peut faire de la science à très haut niveau tout en étant une femme pleinement épanouie 

L’assemblée était alors fin prête pour accueillir Hélène Petot, boursière 2010 du Programme Fondation L’oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, venue témoigner de son parcours personnel de femme scientifique.

Cette ex-sportive de haut niveau qui ne jure que par « l’esprit collectif« , aujourd’hui physologiste de renommée, a démonté en règle quelques persistants préjugés sur de prétendus prérequis pour s’engager dans une carrière scientifique : non, il n’est pas nécessaire d’avoir toujours été la première de sa classe ; non, il n’est pas obligatoire de se conformer à l’apparence peu glamour du geek de service ; oui, il est possible d’être pleinement femme et parfaitement épanouie, tout en devenant une scientifique pointue.

 

 

60 « Ambassadrices » pour les Filles et la Sciences, 16 000 lycéennes touchées à l’horizon de juin 2015

Hélène Petot fera partie, avec une quarantaine d’autres boursières du Programme Fondation L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science et d’une vingtaine de chercheuses du département R&I de L’Oréal, des Ambassadrices « Pour les Filles et la Science » qui iront de lycée en lycée pour partager leur histoire personnelle avec la science, parler de leurs travaux et communiquer leur amour pour leur métier.

D’ici à juin 2015, c’est ainsi 16 000 lycéen-nes que le Programme entend directement toucher.

 

 

Plus qu’un Programme, un grand mouvement social et culturel, porteur aussi d’une vision nouvelle des rapports entre le monde académique et le monde professionnel

Mais au-delà de ces rencontres en live programmées tout au long de l’année scolaire, Le Programme Pour les Filles et la Science s’incarnera dans un « véritable mouvement« , a assumé Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal.

Un mouvement appelé #lesfillesaussi, destiné à porter dans toute la société la question de la mixité en science et de l’excellence partagée.

Un mouvement aussi de rapprochement constructif entre le monde académique et le monde de l’entreprise, a salué Najat Vallaud-Belkacem, se déclarant particulièrement heureuse de faire, à l’occasion du lancement du Programme pour les Filles et la Science, le lien entre ses activités passées au Ministère des Droits des Femmes et sa mission actuelle à la tête du Ministère de l’Education.

 

 

Marie Donzel, pour le blog EVE. Avec la complicité de Clélia Edouard et Arnaud Giscard d’Estaing.

 

 

#Lesfillesaussi, partout sur la toile

 

Le mouvement # lesfillesaussi, c’est une vaste communauté de lycéen-nes, d’enseignant-es, de personnalités scientifiques et de citoyen-nes engagé-es pour l’égal accès à la science pour les filles et les garçons.

Retrouvez-les :

 

– sur Facebook et sur Google +, pour partager au quotidien la vie de la communauté

 

– sur Twitter, pour suivre toute l’actu heure par heure, de la science au féminin

 

– sur Instagram, pour retrouver en images les meilleurs moments du Programme

 

 

 

Bonus : le (formidable) film de lancement du mouvement #lesfillesaussi

 

 

 

 

 

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